October 23, 2017

Critique de lecture sur "La Vie ésotérique de Jésus de Nazareth" par Ernest Bosc

Voici ma seconde critique de lecture de l'été, sur "La Vie ésotérique de Jésus de Nazareth" par Ernest Bosc.

Je vous livre donc ici, à la fois ma lecture, très intéressante au demeurant, et plus généralement ma critique de l'ouvrage sur cette fameuse vie ésotérique, occulte même, du grand Jésus de Nazareth, écrit par un auteur que l'on présente plus, qui fait pleinement parti du paysage ésotérique : Ernest Bosc.

Avant même que je ne livre cette critique, il y en avait déjà sur le fil de ma page facebook, alors que j'annoncais cette lecture prochaine, des tensions et des critiques sur l'ouvrage. Les points de débat : Antisémitisme et Esseniens. On peut penser que c'est le premier qui attise, mais, non, c'est plutôt le second qui, finalement, l'emporte dans les discussions. Je livrerai ici alors, un point de vue qui sera avant tout centré sur le coeur du sujet : la vie ésotérique de Jésus.

L'ouvrage, édité il y a très peu de temps par les éditions de la Clef D'Or, ma été gracieusement offert, afin que ma critique puisse éclairer au mieux les futurs lecteurs, je leur en suit très reconnaissant d'avoir pensé à moi, c'est en effet un thème qui ne m'est pas inconnu, pour avoir lu quelques ouvrages liés à la lignée du Kriya Yoga, sous la plume du très grand Yogi Paramahamsa Yogananda, présentant Jésus comme l'un maîtres spirituels les complets et l'incluant dans la grande lignée des fils de Dieu, ou maîtres "yogi", réalisés, avec derrière cela, un background imposant au niveau ésotérique, initiatique, symbolique. 


Ainsi donc, l'ouvrage de Bosc s'inscrit facilement dans une lecture ésotérique et spirituelle de la vie de Jésus, mais elle n'est en rien ardue, dense ou pompeuse, au contraire assez fluide et facilement digeste. Ceux qui ont oublié leur Évangiles se rassureront : point besoin de les relire, tout est parfaitement illustré par les passages idoines. Nous découvrons alors, ou redécouvrons, les aspects et événements fondateurs du mythe de Jésus sous un angle qui plaira à bon nombre de personnes qui allient spiritualité, travail sur soi, et exemple de la vie Christique.

J'ai une affinité avec comme certains l'appellent le "Maître Jésus" - souvent dénommé aussi 'Divin Maître' dans l'ouvrage, qui est une appellation plus spirituelle que simplement "Jésus Christ" - Fils de Dieu, qui est alors plus vue comme un "grade" dans la grande hiérarchie spirituelle. Nous sortons donc ici du cadre canon Biblique, et nous aventurons dans une vision, évidemment liée aux Évangiles, mais aussi à tout ce qui est occulte pour ainsi dire. Exorcisme, prophétie, enseignement spirituel de haut niveau, guérison, miracles divers et variés, maîtrise Thaumaturgique... et une vie claquée sur le cycle des initiations majeures.

Pour compléter cet ouvrage de Bosc, fourni et abordable, on lira alors avec profit la somme qu'est : "The Second Coming of Christ: The Resurrection of the Christ Within You", ou encore, "The Yoga of Jesus: Understanding the Hidden Teachings of the Gospels" (d'un abord plus aisé et d'une lecture plus rapide), et de même encore "Revelations of Christ: Proclaimed by Paramhansa Yogananda" pour ce qui est de cet auteur prolifique et très versé dans le décryptage spirituel des écritures, et enfin en langue française, "Jesus, guerisseur et exorciste" par Renée Paule Guillot. Voilà en tout cas pour ce qui est de certaines références de valeurs sûres. Il est dommageable que certains grands écrits ne soient pas disponibles en langue française à ce jour, mais espérons qu'à l'avenir... cependant, les curieux ou les avertis, apprécieront déjà ce bel exposé qui nous fait voyager dans le temps de Jésus.

Techniquement parlant, l'édition du livre est belle, la lecture aisée, la couverture est sobre et élégante, présentant le Jésus de Nazareth simplement mit : un homme parmi les hommes, mais avec cette aura de simplicité caractéristique. J'aime. Mais comme on ne juge pas un ouvrage à sa couverture, cela n'a que peu d'importance, et le contenu vaut le détour.
  • Vous le trouverez en vente en ligne ici sur le site de l'éditeur.
Présentation de l'éditeur : 

Encore une nouvelle Vie de Jésus ? dira tout d’abord le lecteur.A quoi bon ? Il en existe déjà un si grand nombre que le besoin ne s’en faisait nullement sentir !Tel n’est pas notre avis.Évidemment, écrire une nouvelle « Vie de Jésus » banale (orthodoxe ou hérotodoxe) comme il en existe dejà des milliers ne présentait aucun intérêt et le besoin ne s’en faisait pas sentir ; mais présenter à un public tout spécial, au public occultiste et théosophique, une oeuvre qui ne ressemble en rien à celles qui l’ont précédée, tel est le sens de cet ouvrage.Car au milieu de la quantité innumérable d’Écrits sur l’admirable personnalité du divin Nazaréen, aucun n’est traité au point de vue qui nous occupe et auquel nous nous sommes placés, c’est-à-dire au point de vue du pur Ésotérisme...Jésus de Nazareth, Essénien et haut Initié de l’Ordre, possédant des connaissances approfondies sur les phénomènes de la Nature et produisant des faits absolument merveilleux pour la majorité des humains, se révèlera au lecteur non plus sous la forme de prophète, mais sous celle du Thaumaturge et du Thérapeute tout à fait hors de pair qu’il fut...

Entrons cependant plus avant dans le sujet qui nous préoccupe :

Ici l'auteur nous montre une réflexion qui vise non à nous convaincre, mais à surtout, nous exposer un point de vue qui n'était alors à l'époque, qu'une idée novatrice. 
Il est nécessaire de prendre en compte cet aspect, car à l'heure actuelle, certaines idées sont maintenant bien plus répandues et acceptées. A son époque, il était clair que ce genre de réflexions étaient encore du domaine des idées un peu farfelues... Mais notre auteur reste cependant prudent.

Ici, nous voyons qu'il présente le personnage de Jésus comme un Nirmanakaya, ou être humain, réalisé, c'est à dire qui a atteint son plein potentiel divin en tant qu'humain,  & humain et divin ne faisant alors plus qu'un.
Ceci dit il, par une expérience accumulée, via des réincarnations successives, et par un travail spirituel personnel, des initiations, peut être une naissance par le Verbe... 

Je pense que son écrit est une tentative pour essayer de voir le personnage de Jésus sous un angle différent, essayant malgré tout de s'approcher de la vérité, qui, nous en conviendrons, est bien difficile à cerner. Son hypothèse est elle, plus théosophique, spirituelle, occulte, dégagée de la "dogme-attitude" de la religion.
Il nous parle dans un premier temps de ses sources, et nous dit qu'il a même un texte de l'époque, en sa possession, dont il se serait servi afin de compléter son livre. C'est là quelque chose, je pense, qui n'a pas été vérifié, mais qui m’intrigue.

La lecture de l'ouvrage est agréable, le style n'est pas lourd, et nous passons au fil des pages, un moment enrichissant qui éveille l'esprit à la question centrale : qui était réellement Jésus finalement ? 

Je ne me lancerai pas dans les débats concernant le fait que Jésus était ou non, un Essénien, ou membre de quelque secte spirituelle ou pseudo religieuse de l'époque, je n'en ai simplement ici, ni la connaissance, ni l'envie, et je pense qu'il est bon de rester au plus proche de la pensée de l'auteur et de son ouvrage.

La question de Jésus, en tant qu'homme Dieu est discutée avec justesse. En effet, quel intérêt d'être simplement "Fils de Dieu" et ainsi d'être au final, insensible aux tourments humains et ne réellement vivre la Passion. Le fait qu'il ait d'abord été humain, rend plus juste selon l'auteur le fait qu'il ait alors réellement souffert les tourments humains pour ensuite affirmer sa divinité. La question d'une logique d'initiation n'est pas discutée concernant la Passion. C'est regrettable car cela aurait permis un éclairage différent. 

La question des origines de Jésus sont discutées. Est-t-il fruit d'une fécondation divine ? D'un étranger de passage ? Serait-il bâtard ? Le chapitre ne m'a personnellement pas convaincu même s'il a le mérite de passer en revue des hypothèses que je ne connaissais pas du tout. Il est clair qu'il faut aborder le sujet avec un esprit ouvert et curieux, apte à porter toutes les hypothèses à l'étude. C'est ce que fait l'auteur et il nous livre sa conviction. 

Nous avons le sentiment de nous rapprocher de la personne de Jésus, de son environnement, de son mode de vie, de ses habitudes, et de ses goûts personnels. C'est une lecture étrange parfois, car nous pénétrons alors le monde des pêcheurs du lac de Tibériade, de la faune grouillante de Jérusalem de l'époque, des tensions politiques et des mains mises religieuses. Nous en apprenons plus sur la nature des "sectes" religieuses qui existaient alors à l'époque. 

Nous voyons aussi la façon dont il prêchait, dont il parlait aux gens, et la façon avec laquelle il parlait directement au cœurs et aux esprits, tout en sachant comment adapter son discours au niveau intellectuel de ceux qui l'écoutaient.

Sa date de naissance et de mort son re calculées, avec justesse semble t'il, mais n'étant qu'un néophyte je ne puis que suivre l'avis recherché de l'auteur. Devons nous adhérer totalement à ce que nous dit Bosc ? Non. Il y  une part qui pour moi est un peu romancée parfois. Cela n'enlève rien au livre, mais il y a parfois des contrastes entre ces parties très historiques et recherchées, et ces parties un peu plus romantiques. Nous ne les avons pas prises pour argent comptant, mais comme une possible explication et un 'visite' de l'intimité de Jésus. Je pense qu'il est absolument nécessaire d'avoir du recul sur la lecture de cet ouvrage afin de pouvoir soi même méditer et tirer de ce récit ce qui nous semble le plus juste ou approprié, après tout, c'est UNE vision parmi d'autres.

L'ouvrage nous présente aussi une facette plus occulte, - forcément, - des initiations possibles de Jésus, de ses maîtres à penser, de ses influences philosophiques. C'est pour ma part un éclairage que j'ai trouvé  intéressant.

Le livre est bien découpé et traite du sujet de manière chronologique. Là dessus, rien à redire. Tout est prit en compte, de la naissance à sa mort (à laquelle l'auteur ne croit pas, et il nous le démontre avec force d'arguments), à l'influence du personnage sur le monde. Bosc nous présente aussi les différents historiens sur Jésus, et nous parle des grands mystères, à la mystique et à l'ésotérisme Chrétien ensuite.  

Il nous prend par la main et nous fait voyager au temps de Jésus en Judée. On sent le soleil, l'odeur des plantes et la culture qui se dégage des récits. On se projette dans l'époque et on essaye de se figurer les modes de vies d'antan, la présence Romaine et ses contraintes. Pour ma part, cela m'a redonné l'envie d'aller explorer le nouveau testament. Mais aussi pourquoi pas des apocryphes. 

Les visions de Catherine Emmerich reprises par Bosc, permettent d'illustrer des passages importants, comme le Jardin des Oliviers, ou encore le Jugement de Jésus. Que l'on y croit ou non, on le lira alors avec attention ou plus de recul, voyant là, soit un récit capté par clairvoyance, soit un récit imaginaire et romancé. 

Cet ouvrage donne à réfléchir, à méditer, nous voyons en condensé, et en résumé, l'histoire de Jésus, une biographie qui permet de mieux cerner le personnage et son temps, son contexte social. Là encore, sans lourdeurs, sans longueurs. Les choses sont présentées dans l'ordre et de manière à poser les bases une à une. 

Pour terminer, je dirai que c'est un ouvrage social, culturel, historique, géographique, ésotérique, qui a le mérite de présenter ce fameux personnage de Jésus avec un regard différent, analytique parfois, mais toujours emprunt d'un respect, d'une Foi dans le sens noble du terme. Bosc est convaincu de l'existence du Christ et jamais même cela n'est remis en cause. Quelques détracteurs et avis contraires au sien son parfois remis en question et présentés au lecteur - soit pour critiquer l'auteur en question (souvent Renan), soit au contraire pour illustrer un propos qui ferait contraste et appuyer sa thèse. Rien de bien méchant au demeurant. 

Les accusations d'anti-sémitisme sont un peu fortes, oui, par deux passages très courts l'auteur nous montre qu'il ne semble pas tellement apprécier les Juifs, mais la mentalité de l'époque était ainsi dans certains milieu (je ne cherche pas à l'excuser, j'explique). Cependant, rien de réellement gravissime ou de nauséabond. Cela ne salit en rien l'ouvrage à mon sens, bien que ces phrases soient bien regrettables et mal à propos. 

Que dire de plus ? A mon sens j'ai fais le tour de la question, tout en vous laissant, futur lecteur, le plaisir d'en découvrir le contenu par vous même.

Bonne lecture !

September 10, 2017

Alchemy Forums Anthology II... to come.

Ouf ! Le texte "VERAM. Why Alchemy nowadays" est enfin terminé pour l'Alchemy Forums Anthology II.

Alchemy Forums c'est quoi ?  => http://forum.alchemyforums.com/

C'est un forum international d'Alchimie (entre autres sujets annexes).

Nous avons écrit un premier livre à plusieurs auteurs : Alchemy Forums Anthology. Edité à 100 exemplaires.
Je pense qu'il en sera peut être de même avec ce second volet.

Ce texte fera donc parti d'un ensemble d'essais sur l'Alchimie, auto publié par Alchemy Forums, en nombre limité et disponible en me contactant sur salazius at gmail com - le tome 1 restant encore dispo à quelques exemplaires, à 14 euros l'unité. Demande de dédicace possible.

L'ouvrage reste encore à terminer et sera disponible j'imagine avant la fin de l'année.

Mon texte dans le premier volet parlais de l'initiation lunaire. Dans le second, de l'intérêt de l'alchimie à notre époque,explorant les divers bénéfices que l'on peut en tirer, et la place de cette science dans la société actuelle.

Images from : http://www.naturalbornalchemist.com/alchemy-forums-anthology/



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The text "VERAM. Why Alchemy nowadays" is at last finished for the  Alchemy Forums Anthology II.

Alchemy Forums what is it ? => http://forum.alchemyforums.com/

It is an international forum about Alchemy (with other related subjects).

We wrote a very first book, with serveral authors : Alchemy Forums Anthology. Edited to 100 exemplars.

I think it will maybe be the same for this second opus.

This text will thus be part of a group of other essays about Alchemy, self published AlchemyForums, in a limited number and available by contacting me at salazius at gmail com - the first opus staying still available but few exemplars left, at 14 euros. Ican sign it if you want.

The book is still be finished and published, and will be available, I guess, before the end of the year.

My text in the very first opus was about the Lunar Initiation, and in the second, of the interest of Alchemy nowadays, exploring the diverses benefits that one can get from it, and of the place of this Science in our modern society.



September 05, 2017

A propos - diverses choses.

Bonjour à toutes et tous,

Voici un petit article sur tout un tas de divers sujets, un peu comme une newsletter... ne soyez pas déroutés.

C'est la rentrée, le nouveau cycle social se relance (école, inscriptions diverses et variées en clubs, etc), et nous entrons vers la période automnale, doucement mais sûrement. 
Certains de mes proches commencent déjà leurs cadeaux de Noël, d'autres ne veulent même pas y penser tant l'idée d'un Été s'éloignant, leur est pénible, et cela se comprend ! Mais que voulez -vous, il faut bien que le cycle se déroule, cependant, il est normal de freiner parfois des quatre fers à l'arrivée d'une nouvelle saison. Légitimement, nous n'avons pas toujours un grand attrait (selon notre polarité) pour telle ou telle énergie saisonnière. En sachant aussi que cela peut varier selon les sensibilités. Personnellement, j'ai de plus en plus de mal avec les années à aimer le passage entre Eté et Automne. 

Les "rites", permettent parfois de teinter d'une énergie plus personnelle ce moment. Par exemple, en écoutant un certain type de musique, en changeant ses habitudes alimentaires, en triant ses affaires d'été, en regardant un film particulier ("Sleepy Hollow" par exemple, en écoutant du Dead Can Dance ou encore Loreena McKennith)... En célébrant magiquement, rituellement, l'arrivée de certaines énergies, et le départ d'autres. Selon les régions, le passage est plus ou moins facile, j'en convient, et plus ou moins rude.
Une diffusion d'huiles essentielles peuvent aider. J'aime particulièrement les odeurs de cannelle et d'orange, ou de mandarine à ce moment de l'année, de pin ou encore d'ambre.



On m'a demandé si mon dernier outil en date : la Bloodgonite (outil de travail sur le sang ) était en lien avec Halloween. Mais non, ce n'est pas le cas. Comme toutes mes créations, elle arrive lorsqu'elle est mûre, et que l'énergie archétypale en question est d'accord pour s'incarner à travers un outil de travail énergétique - voyez alors l'énergie de Atziluth devenir tangible via mon outil en Assiah). Il ne m'est pas toujours possible de créer ce que je veux, quand je veux. Et je me demande parfois vraiment comment les énergies perçoivent ces outils, et le genre humain qui travaille avec. Plutôt bien à mon sens, ce qui me vaut parfois des visites étonnantes d'entités avec lesquelles je ne travaille généralement pas, et qui sont très heureuses de voir un "corps" à leurs énergies, présentées sous forme d'outil magique, énergétique. 
C'est près d'un an de travail - en pointillés bien sûr, qui a été nécessaire à l’achèvement de cet outil. L'ensemble des fonctions incluses dans ce "globule rouge géant" fait appel à un ou plusieurs ingrédients qu'il a fallu travailler Spagyriquement afin de le rendre actif au plus profond de l'autre monde. 
Certains imaginent qu'il ne s'agit que d'un amas de cire d'abeille avec quelques plantes, mais c'est bien bien plus que cela, et le prix en justifie le travail fourni (et les épreuves personnelles liées à l'accession, au droit, de pouvoir générer un tel outil). Car je ne puis créer un outil que si je gère son énergie et ses fonctions. Le pdf est l'un des plus lourds que j'ai pu écrire, un des plus denses aussi. Il peut parfois paraître déroutant sous certains aspects, surtout au novice. Disons simplement que le sang a des ressorts que l'humain qui le porte ne connait pas.

Merci à ceux qui ont corrigé l'erreur sur l'article de la boutique concernant cet outil. En effet, c'est bien 18 cm de diamètre et non 180... :D


Le dernier article de ce blog (La difficulté du partage en alchimie) a semble t'il été reçu différemment de ce qu'il en est d'habitude. 
Certain(e)s ont pu percevoir selon leurs mots "une saine colère", ou un "agacement" dans mon dernier écrit. Possible. Il parait que l'on écrit mieux lorsqu'il y a de l'émotion. Un avis positif a été aussi donné comme "cela change de ce qu'on peut lire d'habitude sur le sujet". Merci de ce retour, car c'est bien ce qui me motive : parler vrai, parler expérience, et surtout poser les choses sans fard, crument, parfois durement, ou peut être pour certains, rudement. Je n'ai pas pour vocation à vendre de l'Alchimie. Je n'ai aucune raison d'en faire des tas, des falbalas tout autour et de jouer sur un romantisme suranné, je nef ais que parler de mon expérience directe.

La reprise - douce et sporadique - des articles sur le Blog (voire des traductions de certains articles, des reprises de photos disparues avec le temps...), un projet d'écriture en cours pour AlchemyForums Anthology II, et la refonte des pdfs des outils Orgonites de ma boutique me prennent du temps, mais je compte bien mettre à profit l'incarnation des énergies d'automne à ces projets. Puissé-je alors suivre cet enchantement : "Que les mots tombent comme les feuilles des arbres en cette saison...".

Les projets ne manquent certainement pas, ni au niveau de l'écriture, ni au niveau des projets de la boutique, un seul mot d'ordre : efficacité, souplesse.

Il y aura donc des outils tous simples à venir permettant de faire travailler vos Orgonites bien plus facilement. La panoplie d'outils s'ouvre petit à petit.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des dernières avancées.

Portez vous bien :)

August 14, 2017

Pourquoi le partage en Alchimie est-t'il difficile ?

Cet article est une réflexion personnelle, et je ne m'attribue aucune vérité, simplement - justement - un partage, ce que j'ai pu vivre et de ce que je pense.

Nous devons comprendre que le chemin de l'Alchimie est un chemin personnel, où nous devons être responsable de notre cheminement, de nos idées, et nous devons nous prendre en charge nous même. Au final, vous êtes seul. Tenez le vous pour dit.

Personne n'à a nous donner les réponses et vous ne méritez rien au départ. Vous bossez depuis longtemps ? Vous êtes débutant ? En quoi mériteriez vous une explication totale pleine et entière de ce que vous cherchez ? Oh, vous avez étudié, travaillé au labo ? Vous le "méritez"... tout cela est bien relatif vous savez.

Personne n'a à penser à notre place, nous dire quoi faire ni comment faire. Un avis peut être bien venu, mais nous devons toujours prendre cela avec circonspection, et pondérer les choses. Cela restera toujours UN point de vue, selon UNE expérience, qui n'est pas la nôtre. Ne considérez pas forcément un avis personnel comme une vérité fixée. J'ai souvent eu sur un même point, sur une même expérience, deux explications inverses, et toutes deux fonctionnaient logiquement. Deux explications opposées, non conciliables. (Pour les curieux il s'agit de la recomposition d'un vitriol (alchimique rien de chimique) en voie humide des sulfures, avec interaction d'un soufre exogène et la présence d'une polarité interne à l'agencement de la matière. Dans un premier cas il s'agissait de l'embryon de la Pierre, dans le second, d'une mise en place d'une structure cristalline à la seule fin de générer la Pierre, mais hors de ce champ cristallin "conducteur" des principes à sa constitution. Le soucis est que dans les deux cas, cela demande alors une mise en oeuvre différente en pratique, car là où la matière se trouvait alors, plusieurs options différentes, des chemins partant de cette croisée, se déployaient. La somme de travail à mettre en place était alors très lourde, et nous ne pouvons pas toujours, à cause de la situation dans laquelle la vie nous met parfois, y répondre.)

L'un dira qu'il faut cuire vase ouvert, un autre vase clos au sceau d'Hermès, un autre qu'il faut la lumière du Soleil, mais pas un autre qui dit qu'il faut un noir total. Un autre dit que le Sceau se fait par la matière elle même, en vase ouvert. Certains parlent de Pierre pour la Pierre et d'autres de Pierre pour l'Aimant. 
L'un dira qu'il n'y a QUE les métaux d'utilisables, un autre, que TOUT ce qui porte un Soufre est utilisable.
Un autre dira que l'Athanor, la matière, c'est nous même. L'autre que c'est un petit four. L'un dira qu'il faut un feu doux tout au long de l'oeuvre, et un autre qu'il faut augmenter progressivement... alors que des exemples inverses peuvent avoir été lus ailleurs.

Qui a tord, qui a raison dans ces partages de points de vue ?

Dois je vous donner mon avis personnel là dessus ? Cela servira t'il à quoi que ce soit ? 

Je vous le donne malgré tout : Ils ont tous raison. A quoi bon débattre des heures et des heures sur des idées, des conceptions personnelles, des pseudos révélations et compréhensions toutes personnelles ... quand le tout et l'inverse se trouve dans le même champ de travail... Au bout d'un moment, qui s'en soucie s'il n'y a pas preuve réellement tangible de succès ? Je crois profondément que les choses en alchimie ne sont pas aussi simple que le fait qu'il n'y ait qu'une seule vérité, nue sortant du puis, ou ou doudoune dans la neige blanche.



Pourquoi devrions nous croire ce que nous partagent les anciens dans leurs textes ? Devrions nous supposer, tout arbitrairement, que nos anciens "adeptes" - pour peu qu'ils le soient (certains seulement), avaient raison ? Il y a bien bien des choses que j'ai pu voir au Labo, dont jamais il n'a été fait mention dans les textes spécialisés que j'ai lu. Je ne dis pas que ça n'y est pas mentionné quelque part. Mais tout de même ... il faut être aveugle pour ne pas voir certaines choses évidentes. Criantes, beuglantes même pour qui observe. Juste observe. Pourquoi alors ces choses ne sont elles pas mentionnées ? Cela me dérange. Cela me met le doute sur des auteurs. Après des années de travail, je vois dans certains textes de "grands" des pré conceptions idiotes, hermétiquement bêtes, ignares de certaines choses de base, avec des infos carrément contre productives, voire frauduleuses, et indirectement, méchantes. Et parfois je vois du vrai génie, du pur, brillant génie de haute volée.
Car quelle perte de temps, d'argent, pour qui ne VOIT pas. Ne réfléchi pas à l'avance. Pour qui ne sait pas ce qu'il doit faire ou ce qu'il doit engendrer au Labo... à croire que certaines choses sont expressément écrites pour enfoncer encore plus les débutants, les perdre, les faire tourner en bourrique. Ou alors, ou alors ... les auteurs étaient nuls ou nous sommes trop bêtes pour les lire. 

Dans l'Alchimie, celui qui a raison, est celui pour qui cela fonctionne. C'est une notion importante et à longuement considérer. Il y en a une seconde, celui qui a raison, est celui qui a la perception. Cette dernière ne peut être perçue par "l'autre", car elle n'est pas partageable directement, juste "verbalement". Ainsi nous avons deux aspects : un concret et tangible. L'autre, totalement irrationnel et intangible. C'est à concilier. 
La perception est la réalité - personnelle, relative. Si l'un vous parle d'énergie et le vit, alors c'est vrai pour lui. N'allez pas lui demander un calcul de moles sur son expérience intérieure, j'entends par là, une preuve irréfutable à la "St Thomas le scientifique". Il ne faut pas se tromper de niveau. Si vous demandez une preuve d'une réalité intangible, faites en vous même l'expérience approfondie. Ce niveau de partage est très difficile, car il est personnel. Le mot en tant que médiateur, dans un premier temps, va déformer ce qui a été vécu, et dans un second temps, l'esprit de celui qui va lire ou entendre ces mots relatant ces expérience internes, va croire ou non, déformer, appliquer des étiquettes, des idées ... et le partage n'aura pas réellement été fait.

Nous pouvons avoir des frères et sœurs sur le chemin de l'Alchimie, mais nous devons savoir ceci : nous restons seuls à "encaisser" les travaux.

Les véritables clefs, découvertes par le travail personnel, la sueur, les investissements financiers, le temps de travail, l'énergie consacrée, les coups durs supportés pour réussir à découvrir la clef (le paiement de l'âme - l'irrationnelle perception des couleurs, ce noir si abyssal, ce blanc si détaché, etc), sont le règlement que nous donnons pour avoir ce savoir pratique, ou cette réussite au Laboratoire. Le travail alchimique ne donne rien gratuitement. Rien n'est gratuit, même si ça semble l'être. 

Souvent il arrive qu'une personne me parle d'une de ses expériences, et me demande la solution - souvent avec une clef importante qui manque à son travail. 

Désolé, avoir travaillé sur une matière ne vous donne pas le droit de :

1. supposer que j'ai la réponse, je n'ai pas la science infuse, auquel cas je vous dirais que je ne sais pas,
2. supposer que vous avez le droit de l'avoir, qui êtes vous pour exiger quelque chose de moi après tout ?
3. supposer que je dois vous la donner, cette réponse, après tout, si ça ne fonctionne pas, c'est pas sorcier : il manque quelque chose. Donc => au boulot (penser + agir).
4. supposer que j'ai envie de la partager - car pourquoi j'aurai envie de partager quelque chose avec vous, je ne vous connaît souvent pas, et puis, si j'ai bien des idées, souvent les choses partagées ne sont pas entendues, pas acceptées, pas comprises, pas reçues. Pourquoi dans ce cas, je devrai perdre mon temps et ma salive pour un résultat médiocre de votre part, car vous n'avez pas écouté, ou entendu ce que je disais ? Pensez vous que ce que je devrais partager librement avec vous est quelque chose qui pour moi n'est pas gratuit ? Que j'ai reçu avec moult efforts ? Je pense que tout se paie en Alchimie, d'une façon ou d'une autre - et beaucoup d'alchimistes on pleuré de souffrance leur évolution sur le sentier. Donc, très souvent, LA clef qui vous manque, vous devrez la payer de votre poche, comme je l'ai fait, comme beaucoup le font. C'est bien plus formateur. 

Lorsque j'ai partagé des clefs importantes dans le passé, la n°4 - pas compris, pas entendu, a souvent été le lot commun.
Mais il y a eu le 4 bis : Entendu, compris, bien appliqué, superbement foiré. Résultat des courses : plus de mal qu'autre chose. "Ha oui, le feu ça brûle"... Oui. En effet, ce n'est pas parce qu'on a le permis de conduire que l'on peut maîtriser une F1. L'erreur était chez moi donc,avec un partage inconsidéré. La confiance est parfois trompeuse et rend aveugle, car tout le monde ne porte pas les choses de la même manière, même si elles sont bien apte à les recevoir ! Les appliquer, c'est autre chose.

Avoir le droit de recevoir, ne veut pas dire, pouvoir être capable d'appliquer ce savoir et d'en tirer des conséquences positives.

Digression :

La société actuelle et la nature humaine, celle du jetable et remplaçable, de la course à la technologie, du hacké/piraté (illégal gratuit), du tout, tout de suite, de la distraction perpétuelle, du déresponsabilisé, du dépendant, du consommable, rend les plus jeunes sujets à plus de médiocrité en ce qui concerne les arts Sacrés, à quelques exceptions près - ne généralisons pas. Et cela ne vient pas d'eux. Cela vient du milieu, du Mercure dans lequel ils baignent, à perte et à profit. 

Le tout connecté si fragile au moindre bug, rend évanescent ce qui devrait être tangible, perdez votre téléphone et vous perdez votre vie. Jamais nous n'avons eu un accès aussi facile à l'information. Jamais. Pourtant les points de QI baissent depuis l'arrivée des ordinateurs. Nous avons un accès trop important même à l'information. Nos anciens, s'ils avaient la chance d'avoir deux ou trois traités, les pressaient jusqu'à la dernière goutte pour tout en tirer. Maintenant, le problème est la submersion mentale par les pdf, livres, articles. Nous nous perdons, en voilà donc un autre de labyrinthe. Nous devons ancrer notre pratique et lui donner lenteur et persévérance, telle la tortue, symbole de sagesse et d'immortalité. Nous devons sélectionner, et nous pauser dans le travail.

Nous devons rester concentré, curieux, conscient de la valeur des choses, que tout se paie, que les ressources sont disponible et que nous pouvons travailler avec, dur, longtemps, et de manière intelligente, pour en tirer du savoir tangible. Nous ne devons pas travailler sur 36 matières mais tester les 36 manières sur une seule matière. Car ce n'est pas tant la matière qui changera qui portera en elle la solution d'un espoir, mais le principe de travail qui change, qui fera que l'espoir en germe, y végétera. Nous ne devons pas consommer, mais consumer. 
Nous travaillons avant tout notre vision interne, appliquée ensuite sur la matière, et c'est cette vision qui prime sur la matière employée. Sans un plan, la main ne sait que réaliser. A l'heure actuelle, tout est donné très vite, sans réfléchir. En fait tout est fait pour priver l'humain de son pouvoir. De penser, de critiquer, de réfléchir, même d'apprendre, de créer. Des robots connectés font tout à votre place, et nous nous plaignons du chômage. Ce n'est pas un âge d'or que nous vivons, mais un âge d'amputation générale, spécifique, multiple, qui laissera l'humain à genoux, plus décérébré qu'il ne l'est déjà. 

L'Alchimie vous demande de lire, de penser, de critiquer, de tester encore et encore vos gammes, de voir les choses. D'utiliser notre cervelle et de se responsabiliser vis à vis de nous même, et vis à vis de la matière que nous travaillons, et de nous responsabiliser vis à vis du partage que nous faisons de cette Science Sacrée qu'est L'Art de l'Alchimie. Une Bio Technologie Universelle des Principes, une Ingénierie de la Nature, menant à la Pierre. Mais tant que la Pierre n'est ni vue ni goûtée, en un mot, expérimentée, si nous avons de réelles clefs, alors nous devrions être très prudent. Car savons nous réellement ce qu'elle vaut cette Pierre si louée ? Car c'est bien une Pierre du Diable que de condamner quelqu'un à une très longue vie physique non ? Voire, de priver l'humain d'être dans les expériences de grands parents. De savoir ce qu'est la vieillesse. De compatir ainsi au sort de l'humanité. De rendre oisif l'alchimiste une fois le travail accompli, car maintenant il n'y a plus à partager avec le monde une compétence, un travail, il  peut choisir de ne plus se rendre utile aux autres, car faute d'argent avant, il devait se forcer à s'adapter, à évoluer, à travailler. Cela peut simplement le rendre profondément séparé du monde, égoïste, pompeux, arrogant et plein de pouvoirs qui ne servent à RIEN. Les anciens disaient qu'il fallait alors faire la charité, oeuvrer par compassion, et aider son prochain. Mais c'est une vision toute Chrétienne. Ce qui ne se critique pas. Mais est ce que l'enfer n'est pas pavé par les bonnes intentions ? La question philosophique ne fait qu'ouvrir un débat très vaste, large, où là encore, agir est une erreur et ne pas agir est une erreur. La compassion, si chère aux Bouddhistes, n'est pas toujours une solution. Car la compassion mène parfois à la faiblesse des autres par dépendance, ou à notre propre mal.

La révélation ou la compréhension des clefs alchimiques arrive en son temps, avec le cheminement intérieur : la compréhension, les révélations pour peu qu'elles soient viables, les essais, les ratés,  la fatigue... Le recul nécessaire se faisant jour avec l'échec, le désespoir. La sagesse qui en est tirée se fera alors jour; c'est un grand gain, c'est une richesse. Une fois mise en pratique, alors, toute cette somme s'applique de concert, et donne un résultat viable, stable, facilement maîtrisé dans un "flow", une action naturelle, sans efforts. L'immaturité de la personne trop souvent lui fait défaut, (pour recevoir des clefs) et la "bonté", le "don libre et gratuit" de ce savoir alchimique fait souvent du tord à celui qui le reçoit. 
En ceci il devient alors très très délicat de partager quoi que ce soit avec une personne sur ces sujets. Si nous n'avons pas relié les pièces du puzzle du Grand Oeuvre, alors nous ne devrions pas parler de choses trop précises. Nous devons toujours parler de ce que nous sommes sûr de savoir, ou autrement, de mentionner que nous ne sommes pas certain. Lorsque nous savons le mal que nous pouvons faire en donnant un savoir, une clef, une référence de texte, alors nous considérons gravement l'intérêt de le partager. Nous sommes responsables.

Il est aussi délicat de donner son avis, en effet, quel niveau avons nous pour oser donner un avis ? Un partage d'expérience peut être, objectivement parlant, oui. Mais sinon, cela devient très vite un exercice de style de pouvoir parler alchimie pratique sans avoir à donner un avis tranché, car les ramifications liées à un seul point de l'oeuvre, touche tout l'oeuvre entier, comme par contamination, car l'oeuvre entier est comme un arbre, un seul tronc qui relie bien des branches... Et puis les manières, les compréhensions sont différentes, et il n'est pas éthique de s'immiscer dans la pensée et l'application pratique d'une personne. Chaque chemin est personnel. Il devient malhonnête de parler, et il devient tout aussi malhonnête de se taire. Trouver un compromis non compromettant est un problème que je n'ai personnellement pas résolu. Je n'ai pas honte de dire que je ne sais pas, et que se taire parfois est une erreur, mais que parler, parfois, l'est aussi. Alors ... cela dépend. C'est au jugé, et ce n'est pas exempt d'erreurs.

Si nous parlons un peu - quelques sous entendus ou petites bribes d'informations, alors l'autre s'imagine que nous nous taisons parce nous considérons, du haute de notre trône, qu'il n'est pas apte à recevoir l'information ou que nous sommes égoïste, et nous voulons la garder pour nous, pour mieux réussir, plus vite, avant lui. Ou encore, si nous ne parlons pas, c'est que nous sommes en réalité ignorant ou que nous inventons des choses. C'est là que souvent les choses deviennent difficiles. Dans mon cas, j'ai souvent payé cher les clefs que j'ai, et aussi, j'ai souvent vu les soucis que donner une vraie info peut engendrer. Je parle du Spiritus Mundi, de notre Mercure, d'Alkhaests, ou des interactions entre Principes dans certaines conditions... Cela engendre alors en moi un recul emprunt de regrets et une prudence raisonnée. J'aimerai tout partager, mais je ne peux pas. Le piège vient aussi alors de la banalisation. Nous faisons tellement "nôtre" un savoir qu'il perd de sa qualité, de son aspect de richesse. La perte de valeur des savoirs fait des dégâts, car souvent ceux qui les reçoivent ne savent pas s'en servir convenablement.

Je pense qu'il est bon de partager des idées, mais les choses deviennent vraiment compliquées quant il y a une différence de niveau, ou d'expertise. Si vous connaissez bien l'antimoine et peu les voies carbonées, alors vous ne savez pas comment les choses réagissent dans ces voies là. De fait, si vous parlez, c'est par suppositions, et peut être par orgueil et peur de ne pas savoir. Mais non, vous ne savez pas et il faut le dire. C'est tout. Parfois, trop souvent, nous ne pouvons simplement pas parler parce que nous sommes sub rosa, c'est sous le secret, sous silence, nous n'avons pas le droit de partager ce à quoi nous avons accès. La frustration peut être grande quand nous souhaitons aider des amis. Mais devrions nous pour autant donner des indices qui le feront dévier de sa voie ? C'est déjà interagir, et faire, un tant soit peu, dévier sa pensée.

Cet article est parti dans bien des directions, et vous voudrez bien m'excuser de ces digressions parfois. La limite à l'écriture est une chose difficile, car souvent, nous avons à refaire un monde entier lorsque nous traitons d'un sujet, par effet de ramifications. Je ne donne ici que mon avis, tel qu'il est en ce moment. Avec énormément d'ignorance sur certaines choses, ce qui me fait prendre pas mal de recul vis à vis de cette notion de partage en Alchimie, à tord ou à raison.

July 29, 2017

Protection, exemple

J'aime énormément faire des outils magiques, et surtout, pouvoir combiner les énergies entre elles pour les pousser un peu plus loin dans leur souplesse d'usage, dans leurs fonctions. Les dispositifs, liés à des énergies telluriques, permettent de faire de belles choses.

Ainsi, aujourd'hui je vous propose l'association de trois outils :

- La labradorite, pour ses qualités de protection + un pendentif labradorite relié énergétiquement au dispositif.
- Les mains de Fatma, qui sont de forts boucliers astraux.
- Le palet en condensateur fluidique universel  de 24 cm de diamètre, pour porter la charge et la force de mise en route, mais aussi pour être un support et captation au point positif Hartmann sur lequel il est posé. Ce qui alimente en permanence le dispositif.


Ici l'obélisque de Labradorite est posé au centre de 4 mains de Fatma, symboliquement pour protéger les 4 directions, sur le palet pour une super charge et un rayonnement astral puissant en vue de protection d'habitat. 

Mains et palet dispo sur http://salaziusstore.blogspot.fr/

- la labradorite est reliée à une autre en pendentif, ainsi je dispose de l'énergie de ce dispositif sur moi en tout temps, les pierres ne sont pas à vendre :)

Distillation jeu de polarités


dessin de Salazius.

La distillation, un jeu de polarités. 

Un appareil actif, la cornue, et un ballon de réception passif. 

Une phase transitoire Mercurielle entre les deux, composée de deux phases elle aussi : active avec la sublimation et passive par la condensation. 

Chaud d'un côté, froid de l'autre. 

Tel un acte intime de création.

Elevatio et descesum.

July 25, 2017

Critique de lecture du " Grand Oeuvre d’Alain-Fournier"

Je vous livre ici ma lecture et ma critique de l'ouvrage "Le Grand Oeuvre d’Alain-Fournier", édité il y a peu, par Alliance Magique (en le remerciant énormément, ils me connaissent si bien !), et écrit par  Michel Labussière. 
Par ici (en pdf) pour la table des matières, la présentation officielle de l'ouvrage, sur le site de l'éditeur.

Vous le trouverez en vente en ligne ici sur le site de l'éditeur. C'est un ouvrage d'une belle facture, qui sort des productions habituelles de Alliance Magique (couverture plus souple, papier beige), on y retrouvera avec plaisir des gravures alchimiques donnant une atmosphère que les habitués connaissent si bien.

Clairement le corps de l'ouvrage, met parfaitement en valeur le contenu. C'est un beau livre, agréable d'aspect et au toucher (ce qui est important, car si on n'aime pas le toucher d'un livre, on ne risque pas de le lire beaucoup...), c'est donc une bien belle production qui est présentée là.

D'un point de vue général, le livre est bien présenté et organisé, la lecture est fluide et poétique, les références alchimiques et au roman sont très nombreuses, doit on penser par là qu'il faille avoir lu Canseliet, et Fulcanelli auparavant, je ne pense pas, cependant, il est tout de même nécessaire de lire le roman avant. Il est clair qu'une connaissance de base de l'alchimie aide à aller un peu plus vite dans sa lecture, cependant, tout est fait pour que le lecteur puisse aborder le sujet sans trop de peine, et les références, complètes, sont parfaitement bien indiquées en fin d'ouvrage, avec beaucoup de notes explicatives.

J'ai tenté par ces deux photos de rendre un peu de l'atmosphère qui se dégage du livre.

Les connaisseurs du roman (que l'on trouvera libre de droits ici en pdf) retrouverons vite leurs marques et leur lecture du livre leur servira alors à pénétrer la présentation alchimique de cet ouvrage. J'ai pensé qu'un lien vers le livre en pdf serait une idée pour permettre un accès plus simple à l'ouvrage que nous présente aujourd’hui Alliance Magique.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient prendre (ou reprendre) connaissance du sujet de l'ouvrage il y a un site internet ici, qui est très bien fait. Je les invite donc à le consulter pour se rafraîchir la mémoire ou compléter leurs connaissances.

Sinon, Wikipedia nous en donne un résumé :
Le roman retrace l’histoire d’Augustin Meaulnes, racontée par son ancien camarade de classe, François Seurel, devenu son ami. François Seurel et Augustin Meaulnes sont tous deux écoliers dans un petit village de Sologne près de Vierzon. Lors d’une escapade, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se déroule une fête étrange et poétique, pleine d'enfants. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l’occasion des noces de Frantz de Galais. Parmi les festivités, des promenades en barque sur un lac sont offertes aux convives ; Meaulnes y rencontre une jeune fille, Yvonne, dont il tombe instantanément amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et n'a plus l’occasion de la revoir. La fiancée tant attendue s'est enfuie, le mariage n'a finalement pas lieu et la fête prend tristement fin.
Revenu à sa vie d’écolier, Meaulnes n’a plus qu’une idée en tête : retrouver le domaine mystérieux et la jeune femme qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses. Les deux garçons font la connaissance du bohémien qui leur avoue être Frantz de Galais et leur fait promettre de faire revenir sa fiancée disparue.
Meaulnes s’en va étudier à Paris mais en vérité c'est pour retrouver Yvonne. Les mois passent et François n'a plus de nouvelles de son ami. C’est par hasard que, devenu instituteur, il retrouve la piste de la jeune dame, Yvonne de Galais, la sœur de Frantz, dont le Grand Meaulnes est toujours amoureux. Il retrouve Meaulnes et le prévient de la nouvelle.
Meaulnes demande en mariage Yvonne qui accepte et ils se marient. Pourtant le lendemain du mariage, Meaulnes s'en va sans laisser de nouvelles. François décide de s'occuper d'Yvonne, devenue une amie proche et du père de celle-ci. Il devient confident de la jeune épouse. Quelques mois passent et Meaulnes ne revient pas et ne donne pas de nouvelles. Yvonne apprend à François qu'elle est enceinte de Meaulnes. François décide donc de s'occuper d'elle en attendant le retour de son mari. François découvre alors les carnets de Meaulnes où il explique être parti pour aller retrouver Yvonne mais aussi la fiancée de Frantz.
L'accouchement se passe très mal : Yvonne fait une embolie pulmonaire et meurt. François l'amène jusqu'à son cercueil. Le père d' Yvonne meurt quelques mois après et François devient l'héritier. Il s'occupe de la petite fille jusqu'à ce qu'elle ait un an. Meaulnes revient alors et apprend la nouvelle. Il serre sa petite fille dans ses bras et quand François passe devant la maison, il voit Frantz et sa fiancée.
A première vue, et en toute honnêteté, nous n'y voyons rien d'Alchimique ou d'Hermétique.
Mais ...

Les photos sont de moi.

Mais c'est là le miracle d'une lecture avertie, comme l'auteur de l'ouvrage le précise lui même page 178 : "Le Grand Meaulnes mérite d'être lu comme il a été écrit : avec une extrême précision, qui seule est à même discerner le sens de détails en apparence insignifiants. C'est par ce muet langage du secret que le texte nous tient son discours inaperçu".

L'analyse alchimique du texte est pertinente, et est un véritable cours en cryptographie parfois, l'enquête, car en somme s'en est bien une, est bien menée, et les conclusions parfaitement présentées, on en sort enrichi, étonné du processus de découverte de ce message alchimique caché, cousu en filigrane dans un tel roman.

Je n'ai personnellement pas la fibre à "aller chercher le message alchimique partout", mais là je dois tirer mon chapeau envers une telle recherche et une telle analyse, tout autant qu'envers la connaissance du roman, et de la correspondance, de la vie de l'auteur. C'est un gros travail, et qui prouve par ses efforts la vision psycho-alchimique, d'un tel travail. Nul travail ici sur les réelles matières du Laboratoire, mais un travail alchimico-romanesque, où la prime matière est "Yvonne", le personnage principal du roman. Mais tout ne s'arrête pas là, bien loin de là.

Nous voyons que l'auteur s'est intéressé à l'alchimie, et a une lecture des classiques somme toute importante, ce qui lui permet de tirer de cette culture Alchimique, une riche moelle applicable à la fine lecture de ce Grand Meaulnes. Il est clair que ses correspondances entre les écrits hermétiques et alchimiques 'collent' bien à ce roman, et nous pouvons de fait, accorder crédit à ces parallèles entre roman et alchimie.

Nous voyageons dans l'univers mental de Alain Fournier, dans son enfance possiblement marquée par l'Alchimie à Bourges, nous voyons aussi son usage de termes alchimiques dans sa correspondance privée, laissant des indices hermétiques à suivre, pour mieux cerner le personnage, l'auteur, son histoire, son roman.

Nous entrons ici dans un grand oeuvre romanesque, mais tellement proche du réel. Un imaginaire si prenant, grand oeuvre de la pensée et de l'esprit, mais aussi de sentiments, d'humeurs, d'expériences que l'on comprend qu'elles ont probablement été vécues. C'est un grand oeuvre littéraire dans le sens noble du terme. C'est une dimension psychologique qui est ici portée, véhiculée par la nature mercurielle des mots, et qui dans le roman prend le lecteur, le porte. C'est tout cela qui est ici exposé, clairement décrypté, extrait comme une quintessence via l'analyse fine de Labussière.

Les thèmes sont variés, et le texte se déguste petit à petit, thématique après thématique, le tout tramant une tapisserie propre à refléter à la fois la pensée de l'auteur et celle de Fournier. Un bel hommage Hermétique dans tous les cas.